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le 06/12/2002
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APRILIA Atlantic Sprint-500

_Pour 2005, Aprilia a décidé de refondre totalement son gros modèle GT : l'Atlantic.

  Bizarrement, le même nom est conservé pour ce nouveau scooter, en rajoutant simplement le nom de "Sprint", laissant supposer un modèle moins GT, mais plus "sportif" !!!

  Ce modèle va remplacer au fur et à mesure de l'épuisement des stocks de machines encore en concession, l'ancien Atlantic 500.

  Pour rappel, voici une photo de l'ancien Aprilia Atlantic, que je n'avais pas pu essayer faute de machine disponibles en démonstration chez l'ancien concessionnaire de Grenoble. Après le Scarabeo 500, c'est à l'Atlantic que Piaggio s'en prend, supprimant ainsi les deux scoots GT d'Aprilia, concurrents directs de son X9 et dans une moindre mesure du Gilera Nexus ..... ! Pas très "sport" ça !!!!

_Malheureusement, Aprilia n'a fait apparemment que reprendre le modèle existant en 125 et 250 cc et lui greffer le moteur déjà présent sur l'ancien modèle, à savoir celui du Piaggio X9-500.

_Quand j'ai découvert l'Atlantic Sprint garé sur le trottoir devant la concession, ça m'a fait un choc ! Je m'attendais à une machine plus imposante. En fait, comme pour le X9, il est facile de le confondre avec le modèle 125 ou le 250. Nous n'avons vraiment plus affaire à un scoot GT.

_Le coup de patte Italien en matière de design est tout de même bien présent, l'esthétique générale est plutôt plaisante, et la ligne bien équilibrée. La face avant n'est pas sans rappeler le Yamaha Majesty 400, mais les clignotants se trouvent ici intégrés dans les deux immenses optiques allongées du Sprint. La couleur du modèle mis à ma disposition est le "Gris Peak", un gris assez chic, mais un peu sombre à mon goût. Il existe trois autres coloris : Le Blue Main, le Venice White et le Sideral Green. Ce dernier, un vert métallisé me semble bien plus beau que mon gris d'essai !!!

_L'installation à bord ne posera de problème à personne, la selle basse permet à tous les gabarits de poser les deux pieds par terre sans soucis particuliers, bien aidé en cela par des échancrures pratiquées sur l'arrière des marchepieds du scooter. Espérons que ces échancrures ne favoriseront pas les remontées des projections d'eau soulevées par la roue avant comme sur le Burgman 650 !!!

_Bien sur, la première chose qui saute aux yeux lorsqu'on s'installe, c'est le tableau de bord. Celui de l'Atlantic Sprint fait un peu vieillot, avec ses compteurs kilométriques général et partiel à rouleaux. Ça ne fait pas très moderne, mais ces rouleaux ont l'avantage d'être lisibles même contact coupé. Notez la présence de la montre bien pratique.
  Ce tableau a aussi le mérite d'être parfaitement lisible et complet, avec sa batterie de voyants placée juste sous la visière. Il y a même un voyant pour rappeler à l'étourdit que sa béquille n'est pas relevée. Merci aussi à Aprilia d'avoir "oublié" l'inutile et encombrant sacro-saint compte-tours , remplacé ici par le manomètre de température du liquide de refroidissement et la jauge à carburant, tous deux à aiguilles classiques.
  Il manque tout de même d'un petit cerclage chromé autour des compteurs pour apporter un brin de gaîté à cet ensemble un peu triste.

  La place à bord pour le pilote n'est pas très importante, mais si j'ai été d'abord surpris par le coté étriqué de l'espace offert par rapport au T-Max , je n'ai pas eu à souffrir de la position de conduite durant les deux heures et demi de l'essai, sur des routes pas vraiment faciles.

Le siège du conducteur est agréable, légèrement creusé sous l'arrière-train, il évite le glissement sur les gros freinage, et sa largeur mesurée évite de trop écarter les jambes lors des arrêts. Par contre, le petit bourrelet faisant office de dosseret est trop dur. Il a tendance à endolorir le bas du dos sur mauvaise route.

  La passagère n'est pas mal lotie non plus avec une selle correcte, une bonne poignée de maintien et des marchepieds efficaces, situés à une hauteur idéale. Le siège n'est pas trop haut et laisse la passagère bien à l'abri des turbulences et des intempéries derrière son pilote.


  Le coffre sous la selle offre une contenance honnête sans plus, car ses formes sont assez tourmentées. Il est capable d'accueillir un casque intégral ou un modulable sans problème , ainsi qu'une tenue de pluie et d'autres menus objets. Il est équipé de série d'une petite lampe et d'une prise allume cigare 12 V pour brancher un accessoire ou pour mettre en charge un téléphone portable . Accessoire facturé en option 76 € sur le T-max, pourtant vendu 3000 € de plus !!!

Ce coffre s'ouvre avec la clé de contact, au moyen d'une serrure indépendante sur le flanc arrière gauche du scoot,. solution économique et beaucoup plus fiable, que la commande par câbles depuis le contacteur général. A noter, l'absence d'une béquille ou d'un vérin maintenant la selle en position ouverte . C'est dommage !!!

_Un autre volume de rangement est constitué d'un vide poche aménagé dans le tablier avant de l'Atlantic. Scindé en deux compartiments distincts d'un volume appréciable, bien conçus et empêchant la chute du contenu à l'ouverture .

  Le couvercle est vérouillable avec la clé de contact, mais les charnières vraiment bas de gamme ne semblent pas très solides. L'ensemble ne résistera pas longtemps à un usage intensif ni à un éventuel visiteur de coffre.

  La qualité des plastiques, que ce soit celle des bas de carénages ou des accessoires ainsi que l'assemblage général des parties en plastique est d'ailleurs l'un des points les plus critiquable de cette machine.

  Au niveau protection du pilote, le pare-brise de l'Aprilia remplit bien son office, mais génère pas mal de turbulences au niveau du casque. Je retrouve là le même défaut qu'avec la bulle d'origine du T-max . Une petite prise d'air est pourtant aménagée au bas de la bulle, mais elle n'est pas suffisante.

  Les rétroviseurs sont parfaitement implantés sur le carénage, suffisamment écartés et à une bonne hauteur La remontée des files

de voiture ne posera aucun problème. Il est seulement regrettable que leur taille soit si petite et qu'ils soient eux aussi moulés dans un plastique aussi basique !!! De plus, le moindre choc les dérèglent facilement.

L'avantage de ce choix permettra leur remplacement à moindre coût ! Du moins, je l'espère ... Il en est de même pour les plastiques du guidon et du tableau de bord. Certains sont trop lisses et brillants, d'autres au contraire trop granuleux. Les commandes au guidon sont du même acabit, et font très "ex voitures des pays de l'est !!!"

  La trappe du réservoir d'essence se trouve classiquement sur le ponton central. Elle est verrouillée par la clé de contact, mais elle mériterait d'être un peu plus longue, pour laisser passer plus facilement le pistolet des pompes. Je crains la casse de cette trappe par un mouvement trop brusque en retirant le pistolet !

Passons maintenant aux choses sérieuses :

  Le moteur vibre pas mal au ralenti , mais tout s'améliore dès les premiers tours de roue. l'Atlantic accélère fort et s'insère sans problème dans le flot de la circulation. Son gabarit mesuré, sa bonne position de conduite et son punch font merveille sur le petit parcours de ville que j'emprunte avant l'autoroute, pour laisser le moteur monter tranquillement en température. Se faufiler entre les voitures est très facile, le moulin, modifié par Aprilia accepte sans cogner les bas régimes et ne laisse apparaître aucun "trou" sur les accélérations. Les rétroviseurs sont décidément parfaitement implantés à la bonne hauteur, bien dans le champ visuel, et participent au plaisir de rouler.

  Arrivé sur l'autoroute, la poignée au taquet, le moteur pousse bien, de façon linéaire et continue. Le compteur kilométrique n'indique que 630 km. j'attend donc simplement que l'aiguille se stabilise, sans chercher à pousser l'engin vraiment au maximum .

  Je n'ai pas à attendre bien longtemps, l'aiguille s'est rapidement stabilisée à 160 Km/h .... Avec mon poids à traîner, c'est pas mal du tout, d'autant qu'un léger vent de face contrarie un peu la progression ! Les quelques grandes courbes rencontrées sont avalées sans réactions parasites. Je suis agréablement surpris de ne pas ressentir les dandinements habituels rencontrés sur les productions Italiennes (Nexus excepté)

  Quittons maintenant l'ennuyeuse autoroute pour emprunter ma petite route défoncée habituelle ... L'amortissement de l'Aprilia Sprint n'est pas mauvais du tout, mais les ressorts réagissent sèchement sur les aspérités et les bosses . J'avais peu après

mon départ de la concession mis le tarage des ressorts sur la position 3/5 pour compenser mon poids conséquent avec les outils contenus dans le coffre . Mais vu la dureté obtenue, je les ai remis en position 1 (la plus souple). Les réglages ne sont d'ailleurs pas faciles, à cause du filtre à air coté gauche et du pot d'échappement coté droit, limitant le débattement de la clé . Mais même sur cette position, la suspension reste très sèche.
  Malgrès tout, le comportement est sain, et je ne décèle pas d'affolement des amortisseurs arrières, de plus, j'arrive à maintenir une vitesse honorable sur cette route défoncée . Je suis d'ailleurs agréablement surpris du résultat obtenu par Aprilia, sur ce scooter à moteur oscillant équipé d'une fourche à un seul Té.

  Niveau freinage, le constructeur a fait hélas l'économie d'un disque sur la roue avant. Ce n'est pas que l'Atlantic freine mal, loin de là, mais j'aurais nettement préféré avoir à ma disposition deux disques sur la roue avant, et me passer du freinage couplé avant-arrière.

  En effet, le levier gauche commande deux des trois pistons du disque avant et les deux pistons opposés du disque arrière, alors que le levier de droite ne commande qu'un seul piston du disque avant. Ce dispositif qualifié de "sécurisant" par la presse spécialisée me semble plus dangereux qu'autre chose . J'ai en effet failli me vautrer à l'entrée d'un virage soigneusement recouvert de gravillons par les services municipaux , les deux roues ayant bloqué en arrivant sur les gravillons .

  La chute n'a été évitée que grâceà la légèreté de l'Atlantic, qui m'a permis de garder le contrôle . Mais j'imagine la même situation avec un conducteur un peu novice !!! C'est la gamelle assurée !

  Encore un reproche concernant le freinage couplé, l'utilisation systématique des deux disques, aggravée par l'absence de frein moteur entraîne un échauffement rapide des disque, et les plaquettes ont du mal à refroidir dans les longues descentes .... De plus, il faut vraiment tirer sur les leviers pour obtenir un freinage correct, et le blocage de la roue arrière est systématique sur les cas d'urgence

  Rien à dire en revanche sur le choix des pneus montés de série. Les Michelin

Gold Standard sont parfaitement adaptés à ce scooter . C'est la première fois que j'utilise ce type de monte, et je ne leur ai pas trouvé de défaut (du moins sur le sec). L'accroche est bonne sur tous les revêtements, et le nombre de sculptures de la bande de roulement laisse présager une bonne tenue sous la pluie !!! (à vérifier)

La jauge du niveau d'huile est accessible, mais pas très pratique pour faire l'appoint !

Le téton d'amarrage du système antivol
"Aprilia body guard" disponible en option.

Conclusion :
  L'Aprilia Atlantic Sprint n'a plus rien à voir avec l'ancien modèle, ni au niveau des dimensions, ni des prestations offertes. On passe du gros GT luxueux à une machine plus utilitaire, mieux adaptée à la circulation en ville par ses dimensions plus compactes, son équipement et sa finition plus basique.

  Néanmoins, même si des équipements de "luxe" comme l'ordinateur de bord, ou l'inutile compte-tours ont bien disparus, l'Atlantic est loin d'être indigent sur ce plan .

  Il est tout de même équipé de série d'un antivol électronique bloquant l'allumage du moteur couplé à une alarme déclenchant une sirène puissante et l'allumage des warnings en cas de déplacement du véhicule ou de tentative d'effraction du coffre sous la selle. Le tout télécommandé par un petit boîtier indépendant de la clé de contact .

   De plus, la présence d'une prise 12 Volts, d'un pré-équipement pour l'installation d'un module pour recevoir la radio et un interphone, d'un porte paquets pouvant recevoir un top-case de 45 litres, et d'une boite à gants vraiment utilisable dans le tablier, le rendent tout simplement imbattable au prix proposé.
  Très sain en ligne droite, l'Atlantic Sprint ne se désunit pas en courbe, et bien qu'étant largement pénalisé par une béquille centrale qui limite beaucoup trop la mise sur l'angle, la tenue de route est honorable pour l'utilisation quotidienne de cet engin. Il faut vraiment le pousser dans ses derniers retranchements pour ressentir le petit dandinement habituel sur les machines à moteur oscillant.

  Bravo à Aprilia d'avoir su concilier simplicité de construction et efficacité.

  Voici donc un Scooter parfaitement adapté à une utilisation urbaine et péri-urbaine, équipé de l'indispensable, sans lacune rédhibitoire, et cerise sur le gâteau, proposé à un prix imbattable. Son utilisation est accessible à tous les gabarits, je pense en particulier à nos compagnes qui apprécieront sa facilité de conduite et de béquillage. Les quelques reproches qu'on pourrait lui faire sont des suspensions arrières trop sèches et l'utilisation de plastiques un peu trop "bas de gamme".... Mais là, ce serait demander le beurre, l'argent du beurre et ........ Vous connaissez la suite.

Okapi38.

Merci à la concession APRILIA de Grenoble, DAUPHINE SCOOTER pour leur accueil
et leur disponibilité.

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Moteur : 460 cm3, monocylindre, 4 temps, refroidissement liquide, 1 ACT et 4 soupapes / cylindre., injection électronique, transmission automatique par variateur.
Puissance 37,4 ch. (27,9 kW) à 6 750 tr/min, couple 4,2 daN.m à 5 500 tr/min

Partie-cycle : Cadre double berceau tubulaire acier, fourche télescopique diam. 35 mm, débattement 105 mm, A l'arrière, mono-bras propulseur oscillant, équipé de 2 amortisseurs réglables par précharge des ressorts sur 5 positions débattement 90 mm, Freinage intégral (2 disques AV/AR couplés au levier gauche) AV 1 disque Ø260 mm / étrier 3 pistons - AR disque Ø220 mm / étrier 2 pistons opposés, pneus AV 120/70 x 14 - AR 140/60 x 14 (Michelin Gold Standard)
Gabarit : Empattement 1 550 mm, Longueur 2200 mm, Largeur 815 mm, Hauteur 1370 mm, Hauteur de selle 780 mm, Réservoir 15 litres (dont réserve de 2 litres), Poids total en ordre de marche : 199 kg
Performances : Vitesse maxi 160 km/h compteur (moteur non rodé), conso moy. de l'essai : non mesurée. (J'ai bêtement oublié de faire le plein !!!)

Prix : 5 499 Euros

Si vous possédez un Atlantic Sprint 500, j'aimerai bien avoir des retours d'info sur sa fiabilité, les problèmes que vous rencontrez, les défauts que vous découvrez à l'usage, etc...

Merci d'avance


N'oubliez pas de signer le livre d'or... Merci